Assurer une vie digne et respectueuse à nos aînés

État des lieux

Notre développement social et économique a permis d'augmenter largement l'espérance de vie à la naissance avec une progression de plus de deux mois par an ces 20 dernières années pour atteindre plus de 81 ans pour les Belges et approcher les 90 ans d'ici 2070. Face à ses évolutions démographiques, c'est le défi de l'inclusion des seniors dans notre société qui est posé.

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Les questions de la prévention, du ralentissement de la perte d'autonomie, du continuum de soins sont ici primordiales mais également celles relatives à l'organisation de l'accompagnement et de la prise en charge en termes d'aides et de soins.

C'est d'autant plus crucial que cette partie de la population est souvent fragilisée sur le plan de la santé mais aussi sur le plan socio-économique. Il est inadmissible que l'âge expose au risque de pauvreté.

À cet égard, le rôle de la protection sociale universelle doit être de garantir à tout un chacun et en particulier à nos aînés, un niveau de vie suffisant pour mener une vie digne, entretenir des relations sociales et occuper une place à part entière dans notre société.

Nos revendications

1. La garantie d'un pouvoir d'achat décent pour nos aînés.

  • ​Relever la pension minimale jusqu'à 1.500€ nets.
  • Relever la Garantie de revenus aux personnes âgées (GRAPA) au niveau du seuil de pauvreté.
  • Mettre en en place une assurance autonomie en Wallonie et à Bruxelles basée sur des mécanismes de financement et de redistribution solidaire et universelle répondant aux besoins des citoyens et gérée par les mutualités.
  • Assouplir les conditions de revenus pour bénéficier de l'Aide aux personnes âgées.

2. Prévenir les maladies chroniques et retarder la dépendance.

  • ​Développer une politique de promotion de la santé et de prévention ambitieuse intégrant des objectifs de santé avec une attention particulière pour les groupes plus fragiles sur le plan de la santé et plus précarisés.
  • Intégrer de manière explicite et structurelle les questions d'inégalités sociales dans tous les dispositifs de santé.
  • Augmenter le taux de vaccination contre la grippe des personnes de plus de 65 ans.
  • Mettre en place une stratégie globale de prévention des chutes tant au domicile qu'en institution.
  • Sensibiliser les acteurs de santé au dépistage de la dénutrition chez les personnes âgées bénéficiant de soins à domicile ou hébergées en institution.

3. Un nouveau modèle de soins pour une meilleure prise en charge des maladies chroniques.

  • Promouvoir les pratiques de groupe interdisciplinaires et l'interdisciplinarité avec possibilité de délégation de tâches, redéfinir les fonctions de première ligne et le rôle de chacun, en respectant le principe de subsidiarité.
  • Inclure l'interdisciplinarité dans les formations de base des prestataires de première ligne mais également dans leur formation continuée en vue de l'accréditation.
  • Définir la fonction psychosociale de première ligne en concertation avec les secteurs et la financer dans les équipes pluri - disciplinaires.
  • Définir des critères de qualité pour les centres de première ligne.
  • Systématiser l'usage d'un plan de soins commun nourri par tous dans le dossier patient informatisé.
  • Refondre l'ensemble des structures de coordination dans un ensemble cohérent.

4. Bien vieillir à domicile.

  • ​Renforcer les centres de coordination.
  • Supprimer progressivement la limite d'âge pour les aides matérielles, pour le soutien à l'aménagement du domicile.
  • Soutenir le recours à la télévigilance.
  • Organiser une guidance, une information et un soutien à destination de l'aidant proche.
  • Renforcer les équipes multidisciplinaires de soins palliatifs afin d'assurer une fin de vie digne à domicile.

5. Assurer une offre d'accueil suffisante, diversifiée et financièrement accessible pour répondre aux besoins tout au long du parcours de vie.

  • ​Développer une offre d'accueil diversifiée alternative aux maisons de repos et maisons de repos et de soins, accessible financièrement (hébergement temporaire, création de lits de courts séjours “médicalisés”, résidences services... ).
  • Créer des nouvelles places en maisons de repos et mettre en place un modèle dynamique pour mieux appréhender les besoins en lits d'hébergement et gérer les listes d'attentes.

6. Garantir la transparence des prix et la sécurité tarifaire pour les patients en maisons de repos, maisons de repos et de soins, centres de soins de jour.

  • ​Inclure obligatoirement dans le prix de base tous les frais indispensables à la vie quotidienne en société.
  • Établir une facture transparente et standardisée pour le résident reprenant l'ensemble des frais et la transmission électronique obligatoire aux mutualités de ces informations.
  • Imposer une publication claire et standardisée des prix en maisons de repos, largement accessible au public sur le site des mutualités et des administrations compétentes ainsi qu'un cadastre des prix des résidences services.
  • Fixer un “premier prix” d'hébergement sur base de critères objectifs.
  • Fixer, par convention entre les fédérations représentatives du secteur et les mutualités, des grilles tarifaires en fonction de réalités liées à la taille, à la localisation, à des infrastructures spécifiques en lien avec la qualité de vie des personnes hébergées.

7. Intégrer une démarche d'amélioration continue de la qualité dans les maisons de repos.

  • ​Développer une méthodologie et des indicateurs pour évaluer la qualité et le bien-être des résidents en maison de repos.
  • Introduire une réelle démarche d'amélioration continue de la qualité dans les structures d'hébergement et leur contrôle par l'autorité.
  • Étendre aux maisons de repos l'obligation de désigner un médecin coordinateur.