Le repos de maternité

Le repos est d'une durée de 15 semaines en cas de naissance simple ou de 19 semaines  s'il s'agit d'une naissance multiple

  • Congé prénatal : entre 1 et  6 semaines avant la date prévue de l'accouchement (attestée au moyen d'un certificat médical). La semaine précédant la date de naissance présumée est une semaine de repos obligatoire. Le reste du congé prénatal est facultatif et peut donc être transféré en repos postnatal. Durant cette période prénatale, si ​​​​​​​vous tombez en incapacité de travail, ​​vous êtes écartés totalement du travail en tant que mesure de protection de la maternité ​​ou si vous vous retrouvez dans une situation de chômage temporaire économique ou de force majeure, votre congé postnatal sera automatiquement prolongé de la même durée.
  • ​​​Congé postnatal : le solde des 15 semaines non encore prises en congé prénatal. Le congé postnatal aura donc une durée comprise entre 9 et 14 semaines.
  • Pour les salariées qui ont encore travaillé le jour de l'accouchement, celui-ci compte encore comme jour de travail. La période de congé postnatal ne commencera donc que le lendemain de l'accouchement. 
  • En cas de naissance multiple (jumeaux, triplés, etc), votre congé prénatal peut durer 8 semaines et le congé postnatal peut être prolongé de deux semaines, c'est-à-dire 11 semaines.

Enfin, dans certains cas précis, un transfert du congé de maternité vers le père est prévu.

Naissance prématurée ou tardive

  • Le congé prénatal est obligatoirement d'une semaine minimum.
  • En cas d'accouchement prématuré : les jours de travail qui auraient été prestés durant la semaine qui précède la naissance sont autant de jours de repos de maternité qui ne pourront pas être reportés et qui sont donc perdus.
  • En cas d'accouchement après la date prévue : votre congé prénatal est prolongé jusqu'à la date d'accouchement.

Hospitalisation du nouveau-né

  • Si votre enfant est hospitalisé plus de 7 jours après sa naissance, chaque jour supplémentaire passé par le nouveau-né à l'hôpital donne droit à un jour de congé postnatal indemnisé pour la maman avec un maximum de 24 semaines.
  • Si vous souhaitez en bénéficier vous devez avertir la mutualité en accompagnant votre courrier d'une attestation d'hospitalisation de l'enfant délivrée par l'hôpital. Ces jours doivent être pris "dans la foulée" du congé postnatal normal.

Démarches auprès de la mutuelle et de l'employeur

Avant la naissance

Avertir votre mutualité de la date à laquelle vous souhaitez débuter votre repos de maternité en lui envoyant un certificat d'incapacité de travail rempli par le médecin.
Ce certificat doit mentionner explicitement la date présumée de l'accouchement.
Avertir votre employeur de la date prévue de l'accouchement en lui remettant un certificat médical mentionnant cette date et ce, au plus tard 8 semaines avant terme.  Cependant, vous avez tout intérêt à prévenir votre employeur de votre grossesse dès le moment où vous apprenez que vous êtes enceinte, par lettre recommandée ou en lui remettant un certificat contre accusé de réception. Vous serez ainsi protégée contre un licenciement (sauf exceptions) durant tout votre repos de maternité et jusqu'à la fin du mois qui suit la fin de votre congé postnatal.

Après la naissance

Avertir votre employeur dès la naissance. Cette démarche est obligatoire !
Avertir votre mutualité de la naissance dans les meilleurs délais  via un extrait d'acte de naissance délivré par l'administration communale, afin que votre enfant soit couvert par la mutualité en cas de maladie.
Avertir votre mutualité de la fin de votre congé postnatal en lui faisant parvenir, le plus rapidement possible, une attestation de reprise du travail datée et signée par votre employeur.

Indemnités du repos de maternité

  • Durant les 30 premiers jours, l'indemnité est de 82 % du salaire brut non plafonné
  • A partir du 31ème jour, l'indemnité est de 75 % du salaire brut plafonné
  • Si vous êtes fonctionnaire, c'est l'organisme public où vous travaillez (et non la mutualité) qui paiera l'intégralité de votre salaire.


Contactez le service Indemnités de votre mutualité pour plus d'infos.