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La ménopause

MENOPAUSE

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Sarah Rosu, votre pharmacienne de Seraing Val Saint-Lambert vous informe.

La ménopause est due à la diminution de production des hormones féminines (= oestrogènes) par les ovaires. On la définit comme l'absence de règles pendant au moins un an.

Elle survient en moyenne aux alentours de la cinquantaine ; l'âge de la ménopause est principalement défini par les gènes mais il peut être influencé par l'état de santé ou par certains traitements (prise de médicaments, chirurgie, chimiothérapie ou encore radiothérapie).

Symptômes

La ménopause est définitive mais les symptômes qu'elle peut provoquer ne sont souvent que passagers.

Durant la périménopause, c'est-à-dire les quelques années (2 à 7 ans) qui précèdent la ménopause, le taux d'hormones peut déjà beaucoup varier puisque l'ovulation devient un peu irrégulière. C'est à cette période que les symptômes peuvent commencer à apparaître.

Certaines femmes n'auront pas d'autres signes que l'arrêt des règles. Chez d'autres, on peut voir la survenue de bouffées de chaleur, sautes d'humeur, irritabilité, troubles du sommeil, sécheresse vaginale, etc. L'intensité de ces symptômes varie d'une femme à l'autre et peut fort influencer leur qualité de vie.

Conséquences

La diminution d'oestrogènes constitue un facteur de risque dans le cadre de diverses affections comme l'ostéoporose, les troubles cardiovasculaires ou l'incontinence urinaire.

Traitement hormonal

Un traitement hormonal de substitution (THS) peut être prescrit, de préférence à la dose efficace la plus faible possible. Dans les cas de ménopause précoce (avant 40 ans), des doses plus importantes peuvent être administrées jusqu'à l'âge habituel de la ménopause.

Il sera d'autant plus bénéfique s'il est prescrit dans l'année qui suit le début de la ménopause.

Le THS présente plusieurs avantages : il atténue les symptômes désagréables tels que les bouffées de chaleur, il augmente la densité osseuse et réduit ainsi le risque de fractures et il diminue le risque de maladies cardiovasculaires (chez les femmes qui n'ont pas d'autres facteurs de risque).

Cependant, il augmente le risque de cancer du sein si sa prise est supérieure à 5 ans, il est donc important de réévaluer le rapport entre les bénéfices et les risques qu'il apporte.

Ce type de traitement est contre-indiqué chez les femmes atteintes (ou qui l'ont été) d'un cancer du sein ou de l'utérus, d'une maladie thromboembolique ou d'une maladie du foie.

Traitement alternatif

Parmi ces traitements non hormonaux, on trouve notamment des phytoestrogènes (c'est-à-dire des molécules naturelles dont la structure ressemble à celle des oestrogènes, et qu'on trouve notamment dans le soja), des extraits purifiés de pollen ou encore des oméga-3.

Ces traitements peuvent être utiles pour soulager les désagréments tels que les bouffées de chaleur, la fatigue ou l'irritabilité mais n'ont pas contre pas d'impact sur la santé osseuse et cardiovasculaire ! Afin de limiter les risques, il est donc indispensable de conserver (ou d'adopter) un mode de vie le plus sain possible : activité physique régulière, alimentation variée (un complément en calcium peut de plus être proposé), consommation limitée d'alcool et de tabac, etc.

Et les hommes ?

L'andropause (la « ménopause de l'homme ») est caractérisée par une diminution de la production de testostérone accompagnée d'une baisse de libido.

Contrairement aux femmes, qui voient leur production d'hormones s'arrêter complètement,  les hommes n'ont une diminution que très progressive (environ 1 % par an à partir de la quarantaine).

Ils sont, de plus, très rares à en ressentir des symptômes ; on dit alors que ces hommes souffrent d'un hypogonadisme d'apparition tardive (HAT), caractérisé par une dysfonction érectile, une baisse d'énergie, une diminution de la force musculaire, de l'ostéoporose ou encore de la fatigue.

Comme chez les femmes, un THS peut être proposé en fonction de la gravité des symptômes.

Par ailleurs, un lien a été établi entre la production de testostérone et la graisse abdominale et le fait de perdre du poids à ce niveau permettrait donc d'augmenter le taux de testostérone !

En cas de doute ou de question, n'hésitez pas à vous adresser à votre médecin ou pharmacien.

Sources :

https://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx?doc=menopause_pm#

https://www.saintluc.be/services/medicaux/gynecologie/menopause.php

https://www.gynandco.be/fr/a-quoi-sert-le-traitement-hormonal-substitutif-ths/

BAEKELANDT L., « Ménopause vs andropause », dans le Pharmacien, n°223, du 27 novembre 2017